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La confiance, nouvel indicateur de l’après Covid-19 ?

2020/06/17 14:59:29, posté par Jean-Gabriel Giraud

(extraits)

Il existe bon nombre d’expressions pour exprimer l’incertitude. Elle pointe le bout de son nez à un moment où trop de faits et de paroles contradictoires s’accumulent. Ces quatre mois de pandémie Covid-19 dans le monde ont été un électrochoc. Tant pour les individus que pour les gouvernements et les entreprises. Choc des informations, choc dans les organisations, choc dans le quotidien, choc professionnel et économique. Bon nombre de nos croyances ont ainsi été remises en cause, fragilisant notre confiance, tant sur notre vie que nos gouvernances. Quels nouveaux indicateurs de confiance politique, économique, professionnelle et personnelle pouvons-nous espérer pour l’après ?

PCA (plan de continuité d’activité)

Du jour au lendemain, 70 % de la population active française a été mise en télétravail forcé. Télétravail des parents assorti du télétravail des enfants. Choc et électrochoc encore. Alors qu’auparavant, seulement 3 % des salariés se voyaient accorder du télétravail et 17 % des entreprises s’y adonnaient, la pandémie a mis derechef tout le monde au même diapason, préparé ou non. Le rythme de vie professionnelle et personnelle a subi de profonds remaniements, certains s’y sont adaptés rapidement, d’autres beaucoup moins. A la distance physique s’est ajoutée la charge de travail, parfois doublée, et envahissant tout l’espace de la maisonnée, avec des usages et un matériel plus ou moins adaptés. Crise de sens et de confiance encore.

Alors demain, le télétravail sera-t-il vraiment la norme ? De gré ou de force ? Même si certaines entreprises comme PSA Peugeot Citroën ou Twitter ont d’ores et déjà annoncés la généralisation de la méthode, qu’en sera-t-il pour la majorité des entreprises ?

Si le télétravail et le flexoffice comportent un nombre d’avantages certains, les généraliser, dans de bonnes conditions, dépendra de la confiance mutuelle entre toutes les parties prenantes, de l’entreprise au salarié en passant par le ministère du travail. Il s’agira de co-créer les conditions viables économiquement et moralement de cette nouvelle norme de travail. Cette crise affirme une bonne fois pour toute que, oui, le pro s’invite à la maison et que le perso existe aussi au bureau. La Qualité de vie au travail (QVT) est surveillée dans les entreprises avec des indicateurs très précis. Si le télétravail devient la norme de notre décennie, de nouveaux indicateurs de la Qualité de travail à la maison (QTM) seront à inventer et à respecter.

La transparence organisationnelle, financière et législative sera l’un des indicateurs de confiance à surveiller pour que ce nouveau télétravail ne mène pas à la banqueroute sociale.

Maddyness (Aliénor Rouffet)