Votre Partenaire Objectif RSO
Accueil
Cabinet
Activités
Actualités
La lettre
Sphère RSO
Nous contacter

Parution du rapport 2017 sur les indicateurs de richesses

2018/02/27 11:25:33, posté par Jean-Gabriel Giraud

Depuis le vote de la loi du 13 avril 2015(1), la richesse de la France n'est plus seulement soupesée à l'aune du produit intérieur brut (PIB). Celle-ci s'appuie désormais sur 10 indicateurs de développement - indicateurs d'inégalités, de qualité de vie, de développement durable… - qui permettent d’analyser au plus près la soutenabilité économique, sociale et environnementale mais aussi la qualité de la vie collective des Français au regard du modèle proposé.

Ce 21 février 2018, le gouvernement publie le rapport 2017, accessible sur le site gouvernement.fr. (2)

On notera l’attention portée à des thématiques ISO 26000, telles que le dialogue social, la promotion de la santé et la prévention, la qualité de vie, l’amélioration de l'égalité des chances, l'éducation et la formation, la scolarisation, les personnes âgées, les enjeux environnementaux et les impacts sur l’environnement, l'empreinte carbone et les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Le rapport cible les enjeux suivants :

  • Une politique ambitieuse pour engager un programme de transformation du modèle économique : faire de la France une économie de la connaissance et de la création ; lutter contre la pauvreté ciblée sur les enfants.

  • L’aménagement des territoires et les choix qui ont des conséquences sur l’environnement, comme l'artificialisation au voisinage des grands centres urbains et le long des grands axes de communication. L’étalement urbain affecte la qualité de vie. L’indicateur choisi est perfectible pour tenir compte des dommages occasionnés par l’artificialisation (ex. recul des terres agricoles). (3)

  • Un environnement fiscal et réglementaire propice à favoriser et dynamiser l'investissement, l'innovation et la recherche. La recherche & Développement (r&D) est source d’innovations qui permettent un positionnement compétitif dans le contexte de la société de la connaissance. Elle est l’un des moyens de répondre aux grands défis sociétaux.

  • La stratégie Santé et l’espérance de vie sans incapacité : lutter contre les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins et mieux organiser l’offre de santé dans les territoires ; lever les freins socio-économiques à l’accès aux soins de santé.

  • Les EHPAD : renforcer l’offre disponible pour accueillir les personnes âgées en perte d’autonomie et adapter cette offre à l’évolution des besoins; créer de nouvelles places d’hébergement qui requièrent en particulier un encadrement soignant plus important.

  • La lutte contre les inégalités répondant ainsi à un enjeu d’efficacité économique (4) : réduire durablement tous les types d’inégalités et la fracture territoriale ; poursuivre l’effort contre le décrochage scolaire ; prioriser les compétences, avec la réforme du système d’éducation.

  • Bâtir "l’école de la confiance". Les pays de l’UE se sont fixés comme objectif, lors de la stratégie de Lisbonne, que les sorties précoces représentent moins de 10 % des jeunes de 18-24 ans à l’horizon 2020. La France a fixé la cible à 9,5 %.

  • La transformation du marché du travail : la réforme du dialogue social et du code du travail, la réforme de l’assurance-chômage et la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

Bibliographie, référentiels, sources :

(1) Lire notre curation Examen du texte prévu au cours de la réunion du 21 janvier 2015 et les travaux de l’Assemblée nationale pour la Loi n° 2015-411 du 13 avril 2015 visant à la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques publiée au Journal Officiel du 14 avril 2015

(2) Parcourir notre blog via la requête « Indicateur » et notre article sur France Stratégie et le Conseil économique, social et environnemental (CESE)

(3) Lire notre article sur les externalités positives et externalités négatives

(4) les 20% les plus aisés ont un revenu 4,4 fois plus élevé que les 20% les plus pauvres